Pau

Rencontres Littéraires

Les idées mènent le monde

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Renaud Carrier

Conférence de Renaud Carrier sur le thème de "Droit, peine et crime passionnel autopsie de circonstances très atténuantes"

On peut tuer par amour et par passion. Un tel meurtre est alors qualifié de crime passionnel. Mais que différencie un crime passionnel d'un autre meurtre ? Selon Renaud Carrier, historien à l'Université de Pau, c'est son mobile. Un mobile expliqué par la passion amoureuse ou par la jalousie. Il a fallu attendre le début du 19e siècle pour voir apparaître le terme « crime passionnel » dans des articles de journalistes. Le Code pénal de 1810, sous Napoléon Bonaparte, et ses évolutions au fil du temps, a pris en compte cette notion de crime passionnel. Auparavant on parlait de meurtre en époux. Des meurtres pour lesquels les hommes étaient moins sévèrement punis que les femmes. Ceci s'expliquait par le fait que les jurys populaires étaient composés exclusivement d'hommes jusqu'en 1944. De nos jours, il existe une différence entre un crime conjugal et un crime passionnel. Ces dernières années, on recense en France entre 100 et 200 crimes passionnels par an. La majorité d'entre eux, commis par des hommes, sont accompagnés de préméditation. Ces meurtres étant souvent considérés comme banals et ordinaires, ne sont pas jugés de la même façon que les autres.