Pau

Rencontres Littéraires

Les idées mènent le monde

Pau

Rencontres Littéraires

Les idées mènent le monde

Maurice Daumas

« Je crois en Dieue. L'Église et l'égalité des sexes. »

Voir l'image en grand

Bien que majoritaires au sein de l'Eglise catholique - quelque 23600 religieuses contre 20600 religieux, prêtres diocésains et prêtres religieux - les femmes sont écartées du pouvoir et n'y occupent qu'une place secondaire.

Face à la chute des vocations, L'Eglise fait pourtant appel à des femmes laïques pour préparer et accompagner les baptêmes, les mariages et les funérailles.

La question est donc posée par des théologiennes : « Et si on ordonnait les femmes ? ». Alors que le célibat des prêtres fait suite à une « organisation interne », l'ordination des femmes repose lui, sur le dogme. Ce principe indiscutable, sous la seule autorité du Pape, constitue l'un des points clés de la doctrine.

Mais comment l'Eglise peut-elle encore contrevenir à la Constitution et à l'égalité femme/homme dans son organisation ?

« Parce que l'article 9 de la Convention européenne des Droits de l'homme sur la liberté de pensée, de conscience et de religion, ne proscrit pas cette discrimination. Nous sommes donc confrontés à l'opposition de deux principes de droit, sur l'un desquels s'appuie aujourd'hui encore l'Eglise ».

Pourquoi n'a-t-elle pas évolué à l'instar du Protestantisme ou du Judaïsme chez qui Pasteure et Rabbine officient ?

« Dans le Protestantisme il n'y a ni dogme, ni chef uniques. La séparation de l'Eglise et de l'Etat est très récente dans les pays scandinaves. Jusqu'alors contrôlée et subventionnée, la religion a été poussée vers la modernité, suivant le sens de la société civile ».