Pau

Rencontres Littéraires

Les idées mènent le monde

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Les idées mènent le monde

Christophe Ono-dit-Biot

Christophe Ono-dit-Biot

Rencontre avec Christophe Ono­Dit­Biot, écrivain-journaliste, animé par Jean­-François Bège.

Journaliste et écrivain passionné, Christophe Ono-­dit­-Biot nous a raconté sa vision du bonheur, celui d'écrire et de faire son métier. Il nous livre un message positif et inspirant.

« Le bonheur du livre »

La gloire, deuil éclatant du bonheur ?

Christophe Ono­-dit-­Biot aime le bonheur. « Je me souhaite d'être heureux » dit-­il. Ce qui est intéressant dans le problème du bonheur, ce n'est pas sa valeur absolue. L'auteur de « Interdit aux femmes et aux femelles » explique sa pensée au travers de l'histoire des monastères orthodoxes Grecs du Mont Athos. Le bonheur est plus dans le retrait, l'économie que dans la gloire. Selon lui, le bonheur est également lié au temps, ce temps, d'habitude interrompu, qui l'est moins dans ce lieu reculé qui préserve. « Alors pourquoi ne pas y rester ? » questionne Jean-­François Bège.

L'épanouissement amoureux, source du bonheur

« Le danger, c'est l'ennui spirituel. J'ai ma vie, ma famille », c'est là, une autre forme de bonheur. Car l'épanouissement amoureux arrive très haut dans les sources du bonheur. L'amour... il finit toujours mal, il y a toujours une fin. Le bonheur est souvent lié à la douleur comme dans son livre « Plonger » ou « Birmane ».

Un esprit sain dans un corps sain

Le bonheur, c'est aussi le bonheur du corps. « On pense mieux avec un corps sain », l'idée étant de trouver une harmonie. Il est important de mieux connaître son corps pour mieux le ressentir, retrouver « l'essentiel » dans un monde qui nous étouffe par trop d'informations mais pas assez de sensations. On a beaucoup d'amis virtuels, mais pas assez d'amis réels, trop d'images érotiques, mais pas assez de caresses...

Un romancier nourri du journalisme

Des romans, Christophe Ono­-dit­-Biot dit « tout est vrai dans un roman, mais qu'est­ce que la vérité ? La vérité n'existe pas, tout est affaire de perception ». Plus généralement, Simenon disait « tout est vrai sans être exact ». Le romancier se nourrit du journalisme, de la misère du monde. Comment s'évader de cette misère ? « Ce que j'aime c'est faire partager des expériences que j'ai la chance d'avoir grâce à mon métier ». Aux questions du public, le journaliste leur répond que oui le malheur est amené par les médias, mais c'est leur devoir, leur travail que de rendre compte de ce qu'il se passe dans le monde où juste à côté d'eux. Dans toute cette masse, il y a aussi le bonheur, l'espoir, la joie. « On est l'histoire du monde, notre rôle c'est aussi de parler des choses qui marchent, des innovations qui vont nous apporter du bonheur ». « Dans le journal, il faut une histoire qui fait croire au bonheur ».

L'écrivain devenu journaliste a clôturé par un message plein d'espoir. « Ce qui paraît intéressant pour vous, c'est ce que vous devez faire », « s'il y a une chose que vous sentez en vous, cultivez-là ». « L'important c'est d'y croire, d'être heureux de le faire ».