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Chute d'un arbre à Pau : plus de prévention

Chute d'un arbre à Pau

Ce samedi 17 février 2018, un arbre remarquable de Pau situé près de l’Eglise Saint-Martin s’est effondré ne causant heureusement que deux blessés légers et des dégâts matériels.

Face à cet événement, la ville amplifiera ses actions de prévention et appliquera pleinement le principe de précaution, notamment en acquérant un scanner. François Bayrou l’a réaffirmé dès ce lundi.

La chute de l’arbre ce samedi près de l’église Saint-Martin qui aurait pu avoir des conséquences gravissimes vient résonner en écho à la polémique qui enfle autour de ce que certains considèrent comme l’abattage inconsidéré des arbres par la municipalité. “Ces interpellations sont graves car irresponsables“ note le Maire de Pau.

La Ville veut prendre la chute de cet arbre comme un exemple de ce qui se produirait si nous n’affrontions pas la situation sanitaire de certains arbres de notre patrimoine végétal.

Pau est une “ville jardin“ où les arbres occupent une place primordiale, sauf que les arbres sont des organismes vivants qui naissent, se développent et meurent. Et lorsqu’ils meurent,  ils peuvent tomber et faire des victimes graves et nombreuses. Il y a 7 ans un agent de la Ville, Jacques Gardère, a été tué au Stade Tissié par un arbre  qu’il avait signalé à plusieurs reprises.

“Considérer qu’il ne faut pas toucher aux arbres pour des raisons de sensiblerie excessive c’est faire courir un très grand risque à ceux qui vivent et travaillent dans la ville“ ajoute le Maire. Et d’ajouter : « L’arbre en ville est dans une situation plus difficile et plus périlleuse que l’arbre en pleine terre ».

La souche du  Firminia Simplex qui est tombé près de Saint-Martin a fait l’objet d’une expertise approfondie de la part du  service des espaces verts dès ce lundi.

L’arbre était entièrement rongé de l’intérieur sans aucun signe extérieur. Il aurait fallu réaliser sur cet arbre les analyses qui sont régulièrement menées sur des centaines d’arbres de la ville (qui en compte 25 000 ) en scannant le tronc pour diagnostiquer son affaiblissement. 

 

Un arbre abattu, 3 arbres replantés
La politique de la Ville en matière de gestion du patrimoine arboré restera ferme : elle intervient  et interviendra  sur tout arbre sur lequel il y a une suspicion. La sécurité du public est à ce prix. Et les arbres qui sont supprimés pour des raisons sanitaires seront replantés sur principe du « un arbre abattu, trois arbres replantés ».

Autre cas de figure, les arbres supprimés dans le cadre des travaux. Là encore, ils seront replantés au triple !

Enfin, le développement anarchique des arbres porte atteinte à ce patrimoine inestimable qu’est le paysage vu de la ville.  La croissance non maîtrisée des arbres fait que le paysage disparaît. Depuis le pont de la rue Bordenave d’Abère, on ne voyait plus le château, ce qui était une aberration. On a supprimé cet arbre pour retrouver la vue. Deuxième exemple, les platanes de l’avenue Jean Biray ont poussé à une telle hauteur que l’on ne voit plus les Pyrénées depuis la place de la Déportation, ces arbres devront être “rabattus“, c’est-à-dire écrêtés, ce que permet la variété des platanes. Troisième exemple, le parc Beaumont a été dessiné pour que soient ménagées des “fenêtres de vue“, les arbres ont là encore poussé de telle sorte qu’on ne les voit plus. De la place Royale, maintenant, on voit les Pyrénées. Et il y aura d’autres interventions de cet ordre qui seront bientôt présentées.

 

Pour conclure, la Ville ne transigera en rien sur le suivi des arbres. Dès lors qu’un diagnostic négatif sera posé, il y aura abattage : il en va de la sécurité des habitants et de sa responsabilité. A ce titre, la Ville fait le projet d’acquérir un scanner pour approfondir ses diagnostics.

Le principe de précaution s’appliquera. Nous venons d’avoir l’illustration de la menace que nous laissons planer si cela n’était pas le cas 

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